Dualitude

Tu es comme si Tu n’avais créé que des métaphores et comme si Tu n’étais que par façon de parler…



J’ai contemplé Ta Beauté, et j’étais transpercé par Ta trans-apparence .

Depuis mon coeur est rempli de vide et de silence.

O perplexité !

À qui ces paroles sont-elles adressées, est-ce à Toi, est-ce à moi ?

L’espace danse, le temps danse, l’uni-vers danse.

Toutes les choses sont en mouvement parce qu’il n’existe dans l’univers que Ta Danse !

L’immobilité de l’espace n’est qu’apparente car en Toi tout danse.

Et cette danse est le voyage de l’être en Soi, de Toi en Toi.

À qui ces paroles sont-elles adressées, est-ce à Toi, est-ce à Moi ?

O Toi qui es absent là, nous T’avons trouvé ici !

t.

Tableau: John Everett Millais – 1829 – 1896

8 réflexions sur “Dualitude

  1. Tu danses, danses dans la densité du sens
    Tes sens denses cadencent ta conscience
    Tu penses, penses à l’essence de l’errance
    Résonance
    C’est la transe

    ……..
    Merci à Muskull de m’avoir fait rencontrer les vents d’ici

    amicalement,
    Yann

  2. ah, les métaphores… les préraphaélites les ont inventées en images.
    Les conteurs s’en servent abondamment:
    « un grand Amour est une déchirure où résonne l’appel du large »
    Emerson Haig (Hudson Blues)
    ou encore celle-ci:
    « le bonheur, c’est simple comme un coup de fil »
    France-Telecom

    best wishies

  3. la libellule, l’enfant et les bulles de savon

    Une petite libellule
    Voulait se faire une maison
    Elle aperçut au loin
    Un enfant qui faisait des bulles de savon.
    La libellule s’approcha…
    Petit garçon, petit garçon
    Je peux rentrer dans ta bulle de savon ?
    Oui dit l’enfant
    Mais pourquoi une maison de savon ?
    Parce qu’elle est belle, parce qu’elle sent bon
    Elle brille on dirait un ballon.
    Veux-tu venir avec moi petit garçon ?
    Oh oui petite libellule
    Partons dans notre ballon.
    Bientôt ils survolèrent le monde
    En papotant.
    Tu as vu dit la libellule
    Comme c’est beau
    C’est tout blanc on dirait un gros gâteau
    Oui dit l’enfant, c’est le pôle Nord
    Il n’y a que de la glace,
    Et il y fait très froid.
    Et la regarde
    La c’est le désert, rien que du sable,
    Et il y fait très très chaud.
    Et là petit garçon ?
    Là, petite libellule, ce n’est pas très beau
    Les hommes se battent
    Parfois les enfants aussi !
    Partons.
    Mais pourquoi se battent-ils ?
    Parce que certains ont trop chaud
    D’autres trop froid !
    Et on se bat pour ça ?
    Oui et parfois pour moins que ça !
    Mais pourquoi se bat-on ?
    Parfois pour des idées.
    Mais une idée ça n’est ni chaud ni froid.
    Non mais ils ne le savent pas,
    Ceux qui ont chaud
    N’aiment pas ceux qui ont froid.
    Viens petit garçon partons.
    Et la bulle de savon s’envola si haut
    Que le soleil l’éclata.
    La libellule prit le petit garçon dans ses bras
    Et ils volèrent longtemps,
    Très longtemps.
    Sans jamais plus revenir
    Là où il ne fait ni chaud ni froid.

    Charles GROSSE

  4. Deux petits poissons filaient à toute vitesse vers leur ancien :
    – Dis Gran-Pa, c’est quoi cette eau dont tout le monde parle ?

    Moi, menu fretin aussi, j’ai filé aussi vers mon dico pour vérifier « métaphore » et surprise, pour une fois, c’était bien ce que je pensais…
    Mais ma perplexité reste grande, en usais-je ou pas, ou est-ce encore autre chose à mi-chemin entre la bucolitude et l’allégorie. Quel terme employer pour ce genre de bizarreries ?

    Les onagres s’ouvrent le soir, heureuses que le flamboyant se couche.
    Corolles spirées qui s’offrent, auberges pour les hôtes de la nuit.
    Aussi, quand les humains dorment, le silence de l’âme est profond.
    Là est un huis pour aller au delà des étoiles, vers son cœur pacifié.

    Souffle tendresse sur les pollens de l’étant, semailles limpides,
    La terre ronronne sous le soleil, chant incessant des butineuses.
    Sous l’orbe verte la trille élégante de l’ailé vrille l’assoupissement,
    Eveil aiguisé vers le sens du dessein des liens partagés avec le monde.

    L’arbre s’ébroue longuement sur ses racines profondes, multipliées,
    Le ciel gorgé d’eau noire gronde et fulgure dans le lointain Orient.
    Au terme de l’attente les vies multiples sont abreuvées ou noyées.
    Ne pas se complaire en sécheresse, se tendre vers les ciels, offrants.

  5. ÉCRIRE C’EST S’ÉCARTER un trop grand écart et c’est miracle si l’accord –même imparfait- subsiste avec les quelques lecteurs du fleuve intranquille des poésies

  6. Il est ce lieu de l’infini du chant où ailée la conscience crée son harmonie
    Incluse au plus profond, portée par l’infinie subtilité de l’être, son réel.
    Elle peut tisser ses mondes, ses étants manifestes, invite joyeuse aux ailés.
    Que n’en serez-vous pas ? Il n’est pas de terme à cette création ici, là-bas…

  7. « N’être que par façon de parler »… mais alors, qui parle ?
    Ce trouble, cette perplexité, vous les évoquez si bien qu’on finit par les entrevoir, et comprendre qu’ils sont leur propre source, leur propre vérité, la vérité d’un monde où rien n’est ce qu’on en peut saisir, mais où c’est le saisissement même qui fait la fleur et la main qui la cueille. Son parfum est dans votre merveilleux sillage. Comment n’en pas être amoureux ? C’est impossible, heureusement !

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